Le premier roman de Jean-Philippe Jaworski, ancien prof de lettres, rôliste et orfèvre de la langue française.
Benvenuto Gesufal est un assassin au service des puissants de Ciudalia, une cité-république vénitienne rongée par les complots. Quand la guerre éclate entre les grandes familles, il se retrouve pion dans une partie d’échecs dont il ne maîtrise pas les règles - jusqu’à ce qu’il décide de renverser l’échiquier.
Benvenuto Gesufal, narrateur peu fiable
Benvenuto est un assassin. Un menteur compulsif. Un manipulateur qui a élevé la trahison au rang d’art de vivre. Tu ne devrais pas l’aimer. Tu vas l’adorer.
Ciudalia
La cité-république de Ciudalia est le deuxième personnage principal du roman. Pensez Venise au sommet de sa puissance, croisée avec la Florence des Médicis, saupoudrée de la paranoïa politique d’un Game of Thrones.
Low fantasy
Dans cet univers, la magie reste aux marges, un murmure distant plutôt qu’un feu d’artifice. Les vrais pouvoirs ici sont l’argent, l’information et la capacité à survivre au prochain banquet sans se faire empoisonner.
Une prose aux petits oignons
On est aux antipodes du style utilitaire qui domine la fantasy anglo-saxonne. Des phrases longues et architecturées, un vocabulaire riche, et un narrateur à la première personne dont la voix -gouailleuse, cultivée, faussement désinvolte - porte tout le roman.